Neuro-ophtalmologie

Ne pas évoquer le diagnostic nuit gravement à la santé

L’atelier de neuro-ophtalmologie, cette année encore, traitera des situations fréquentes ou dont les implications thérapeutiques sont telles (déficit en biotinidase) que « ne pas évoquer le diagnostic nuit gravement à la santé ».

Savoir évoquer le diagnostic

Lorsque les yeux sont normaux et que le patient voit mal, c’est souvent son cerveau qui voit mal. Et la rééducation change tout… Mais il faut savoir évoquer le diagnostic !
Les hypertensions intracrâniennes bénignes conduisent toujours à une cécité si elles persistent. Elles ne sont donc pas du tout bénignes, même si elles ne sont pas malignes !
Devant un trouble neuro-ophtalmologique paroxystique, on peut hésiter entre une aura, un problème vasculaire et une comitialité. Connaître les clés cliniques simples qui orientent vers une comitialité possible est crucial au quotidien !

Faire la peau aux « coutumes »

Certaines pratiques habituelles en neurologie ne sont que des “coutumes”. Il est temps de leur faire la peau ! Par exemple, laisser un patient voir double 15 ans sous prétexte d’une pathologie causale pouvant évoluer, croire qu’un examen du champ visuel reflète le champ visuel (un seul ne suffit pas !). Bien d’autres réflexes et bonnes conduites sont indiscutables et méritent d’entrer dans les mœurs.

Programme de l’atelier

Coordination : Laurent Laloum (Paris)

14h00-17 h45
Salle 1

14h-14h30
Neuropathie optique par déficit en biotinidase : “if you have to have an inherited metabolic disease, this is the one to have”
Romain Deschamps (Paris)

14h30-15h00
Quand c’est le cerveau qui voit mal : cas cliniques exemplaires
Sylvie Chokron (Paris)

15h00-15h30 // PAUSE

15h30-16h00
Œdème papillaire avec vision conservée : diagnostic et conduite à tenir
Luc Jeanjean (Nîmes)

16h-16h30
Ça ne se discute pas…
• Examen neuro-ophtalmologique : le minimum du minimum
• Trouble neuro-ophtalmologique : reconnaître ce qui est urgentissime, urgent ou non urgent
• Diplopie secondaire à une pathologie évolutive (tumeur, myasthénie…) : ne pas renoncer à une chirurgie oculomotrice
• Pansement des paralysies faciales : éviter la faute, en connaissant la seule façon de bien le faire
Laurent Laloum (Paris)

16h30-16h45 // PAUSE

16h45-17h15
Ça ne se discute pas… (suite)
• Une BAV < 48 h : ce n’est pas une névrite optique. Vive le trou sténopéique !
• SEP et troubles visuels : ces astuces qui aident tant nos patients !
• 3 champs visuels, ça va ; un seul champ visuel bonjour les dégâts !
Laurent Laloum (Paris)

17h15-17h45
Trouble neuro-ophtalmologique paroxystique : comitialité ou non ?
Louise Tyvaert (Nancy)